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Voici mon mémoire de fin d apprentissage sur les gratte-ciel

Attention : tous droits réservés © 2005 MGR

Version finale 1.0 (au 10.01.06)

EPSIC - ECG

 

 « L'architecture est le grand livre de l'humanité, l'expression principale de l'homme à ses divers états de développement, soit comme force, soit comme intelligence. »

Victor Hugo

 

Text Box: Les gratte-cielText Box: La folie des grandeurs
Sommaire

 

Préface.. 2

 

Introduction.. 3

 

1.     D’hier à demain.. 4

 

1.1           Hier 4

1.2           Aujourd’hui (de 1985 à 2005). 9

1.3           Demain.. 14

1.4           Conclusion.. 16

 

2.     Des entrailles au point culminant 17

 

2.1           L’appel d’offre.. 17

2.2           L’architecture.. 17

2.3           Les fondations. 18

2.4           La structure.. 20

2.4.1               Les twins WTC.. 22

2.5           Les façades. 24

2.6           La Construction.. 24

2.7           Le Taipei 101. 26

2.8           La Sécurité.. 28

2.8.1               Les mesures anti-sismiques. 29

2.8.2               Les protections anti-incendies. 29

 

3.     Que rapporte un gratte-ciel ?. 31

 

3.1           Les périodes. 31

3.2           Les Motivations. 32

3.2.1               La symbolique.. 35

3.2.2               La nécessité.. 36

3.2.3               Le tourisme.. 37

3.3           De retour en Suisse…... 39

3.3.1               Le projet de Chavannes - interview.. 39

3.3.2               La tour bel air 43

 

Ma conclusion.. 45

 

Mon bilan personnel 46

 

Bibliographie.. 47

 

Annexes. 48

 

 

 

 

Préface

 

 

Ces tours de verre et d’acier me fascinent, elles montrent à quel point les humains sont capables de réaliser des prouesses au niveau technique : construire un bâtiment d’une telle hauteur contre les forces de la nature n’est pas une mince affaire.

 

J’ai choisi ce thème pour me tenir au courant de l’évolution de ces constructions des projets à venir qui, il faut le dire, changent les villes de notre planète et créent un autre mode de vie. Je veux entrer dans la construction de ces géants, découvrir comment ils naissent sur des feuilles, comment ils se construisent et pour finir les découvrir lorsqu’ils dominent enfin leur région.

 

Je pense que ces bâtiments ont une raison d’être, ils ne sont pas juste là pour défigurer les villes ou montrer aux autres qui est le plus puissant mais c’est aussi une question de confort, d’écologie et d’économie financière. Pour moi l’architecture est très importante … Un gratte-ciel n’est pas une tour de 100 mètres, rectangulaire, qui monte droit vers le ciel avec des balcons délabrés et des fenêtres sales comme l’ont peut voir dans les banlieues de certaines villes françaises, c’est un HLM. Un gratte-ciel se doit d’avoir une architecture qui percute au-delà de sa hauteur, une forme qui exprime quelque chose. C’est tout de même un symbole de puissance et de grandeur pour le pays, pour la société qui le détient, il est donc impératif de construire un édifice qui soit en quelque sorte une œuvre d’art. Cela, les pays constructeurs l’ont enfin compris ce qui n’était pas forcément le cas dans le passé mis à part quelques exceptions auxquelles je ferai allusion au court de mon mémoire.

 

 

Introduction

 

 

 

Les gratte-ciel, ces monstres de verre et d’acier que sont en train de construire les hommes, jusqu’où vont-ils grimper ? Pourquoi construire de si grands édifices et surtout comment ? Construire un bâtiment d’une telle hauteur contre le vent, les séismes, les incendies n’est pas une mince affaire, est-ce qu’en préférant l’aspect sécuritaire, qui doit être obligatoirement présent à mon sens, devons-nous oublier l’aspect architectural ? Il faut trouver le bon compromis. Ces tours peuvent défigurer un paysage ou une ville comme nous l’avons connut dans les années 70... Aux architectes de faire en sorte que cela n’arrive pas.

Ce mémoire va se déplacer dans le temps, le premier thème principal que je vais aborder parle de l’historique de ces géants, des pyramides aux grandes tours d’aujourd’hui en terminant par la découverte d’une partie de ce que nous réserve le futur...

Dans le second, je vais suivre leur construction, des plans aux finissions en passant par leur construction et les techniques utilisées. Je parlerai de la destruction des tours jumelles du World Trade Center puis de la construction du plus grand gratte-ciel à l’heure actuelle, le Taipei 101 se situant sur l’île de Taiwan.

Pour terminer, j’expliquerai que ces géants sont aussi bénéfiques pour les pays qui les construisent, tant au niveau touristique qu’au niveau démographique. Pourquoi est-ce qu’on les construit ? Dans certaines villes il est nécessaire d’en avoir dans d’autres par contre les retombées financières sont plus importantes... Je dévoilerai aussi une partie du projet de la plus haute tour de Suisse qui se construira sûrement à Chavannes-près-Renens dans les années à venir.

 

En espérant vous contaminer de ma fascination pour ces constructions, je vous souhaite une agréable lecture.

 


 

D’hier à demain

 

A travers ce chapitre je vais vous « conter » l’histoire de ces gratte-ciel, réfléchir sur la question : Depuis quand l’homme construit haut et jusqu’où il ira ? Je parlerai aussi un peu de l’architecture qui est très importante sur un gratte-ciel.

J’ai constaté aussi qu’il suffisait d’aligner les plus hauts gratte-ciel construits et grâce à l’architecture nous pouvons voir au fur et à mesure l’avancée technologique des hommes. Ce qui illustre la phrase de Victor Hugo  « L'architecture est le grand livre de l'humanité, l'expression principale de l'homme à ses divers états de développement, soit comme force, soit comme intelligence. »

 

 

1.1     Hier

 

Aujourd’hui, sous le mot gratte-ciel j’imagine des tours de verre et d’acier montant à travers les nuages. Lorsque je fais une recherche sur ce mot, je m’attends à trouver ce genre de constructions bâties à la fin du 20e siècle… Mais non…Il faut dire que l’homme a toujours voulu construire haut … et il l’a fait ! pas il y a 100 ans … mais il y a plus de 3500 ans… Bien entendu, à ce moment-là, il ne construisait pas pour l’argent, mais pour pouvoir se rapprocher de Dieu.

 

Babel, certains diront que c’est un mythe : dans la religion c’était une tour que les hommes, descendant de Noé parlant la seule et unique langue de la terre, souhaitaient construire. Pour les en dissuader Dieu créa une multitude de langages.

Je trouve que cette explication est un peu légère, elle me paraît personnellement un peu fantaisiste et irréelle. Un texte m’a plus touché, il dit qu’un édifice a bel et bien existé autour des 1800 av. J.-C. A cette époque la ville de Babylone était l’une des plus importantes du monde. Des archéologues y ont découvert les restes d’un bâtiment d’une hauteur estimée à 90 mètres d’après certains dessins.

Si c’est bien vrai la barre des 90 mètres était déjà franchie à cette époque.

Je ne sais pas si Babel à bel et bien existé, si c’est le cas cela pourrait être le début de l’histoire des bâtiments de grande hauteur. Quoi que…

 

Egypte, 2650 av. J.-C., si je m’étais trouvé là, j’aurais sûrement vu beaucoup d’animation près de la ville de Gizeh ; et oui ! Les pyramides que le pharaon Kheops faisait construire : Trois monuments qui s’élèvent vers les Dieux et qui lui serviraient de tombeau. Ces pyramides sont solides, elles ont traversé le temps, mais elles détiennent aussi un record : celui de la hauteur ! La grande pyramide de Gizeh que ces hommes ont construite avec des moyens dérisoires était haute de plus de 146 mètres (137 aujourd’hui).

 

Voilà d’après moi à quel moment les grands bâtiments ont commencé à exister.

 

Je vais parcourir le temps à l’aide de ma fabuleuse machine à voyager dans le temps. Tout d’abord je programme l’année 1871 après  J.-C.

 

Pendant le voyage, j’aperçois des constructions dépassant les 100 mètres comme les tours des châteaux ou de certaines églises.

Arrivé en 1871 dans les alentours de Chicago, j’apprends qu’un énorme incendie brûla la plus grande partie de la ville… 90'000 personnes sans abris, il fallait reconstruire.

Trois années plus tard, que vois-je ? Un bâtiment, haut de 42 mètres et de 10 étages, pour la première fois un édifice habitable d’une telle hauteur a été construit, le Home Insurance Building, premier « gratte-ciel » !

Certes 42 mètres ce n’est pas très haut je peux aller dans n’importe quelle ville moyenne des années 2000 et en trouver un… Mais pour l’époque c’était énorme.

 

C’est donc en quelque sorte grâce à l’incendie de Chicago que cette ville est devenue la première à construire haut. Mais elle a très vite été suivie par… New York, qui construit le premier building habitable plus haut que les pyramides. Il s’agit du Singer building qui fait 187 mètres. Il sera malheureusement détruit en 1931.

Petit à petit, plus je me balade dans New York, plus j’ai mal à la nuque à force de regarder le sommet des bâtiments de cette ville…

Je me rends en 1930 cette fois-ci pour voir le bâtiment qui est l’un des symboles de la ville, même celui des USA. C’était la première construction habitable qui dépassa les 300 mètres et la tour Eiffel. Ce qui me plait sur cette tour, c’est sa beauté, enfin l’homme réalise quelque chose de grand et dont l’architecture plus recherchée devient quelque chose de réalisable.

Le Chrysler Building construit par la firme automobile du même nom.

Je trouve que cette tour est belle et que dans les années 30 c’était le seul gratte-ciel avec une architecture variée , il en fallait un, car je ne pense pas que ce soit très agréable d’habiter à coté de rectangles montant vers le ciel.

 

Puis un an plus tard, dans la même ville, à nouveau un chef d’œuvre qui devint le symbole de New York et le bâtiment le plus haut de la ville encore en 2006 : L’Empire State Building

Il a son charme : d’une hauteur de 381 mètres il est tellement haut qu’en ce milieu de siècle les constructeurs ont ajouté un pylône-antenne (ne comptant pas dans sa hauteur voir page 14) grâce auquel les dirigeables peuvent s’amarrer pour que les gens puissent descendre par les ascenseurs de la tour et arriver directement en plein centre ville. Ce bâtiment subira, dans quelques années, en 1945, un accident dans le quel un avion Bombardier s’écrasera contre sa face Nord. J’ai bien été étonné lorsque j’ai vu qu’il avait résisté « sans trop de problèmes ».

Cette construction me fait penser à une fusée montant droit vers le ciel. L’architecture est originale et agréable à regarder, ce encore maintenant. Je trouve qu’il a plus de charme que les anciennes World trade center twins.

Je me pencherai un peu plus sur la notion de symbole dans le dernier chapitre.

Le Chrysler building ainsi que L’Empire State Building seront les deux plus majestueux buildings de New-York.

 

Au même moment le premier gratte-ciel de suisse est bâtit à Lausanne, la tour Bel-Air de 14 étages et 55 mètres.

 

Je remonte à présent à bord de ma fameuse machine à voyager dans le temps et me déplace jusqu’en 1972 tout en restant dans cette ville de New York. Cette année là fut la date de la fin de la construction des tours jumelles du World Trade Center au sud de Manhattan. Hautes de 417 et 415 mètres,  ce seront les plus hautes tours de New York jusqu’à leur destruction en 2001 lors des fameux attentats.

Concernant mon point de vue architectural je trouve que les architectes ne se sont pas vraiment donnés … Cela me fait penser à la folie de construire pour construire et pour dominer le monde (normal nous sommes dans les années 70) …  Je ne vois en ces édifices aucune subtilité et du point de vue architectural rien ne me touche particulièrement lorsque je les observe. Je reviendrai sur leur destruction dans le chapitre 2.

 

 

 

Je navigue à nouveau à travers le temps et me stoppe deux ans plus tard à Chicago, ville natale des gratte-ciel.

 

 

 

Je suis donc en 1974 où un record, que personnellement je trouve d’un goût architectural qui laisse à désirer pour ces années 70 a été franchi.

Il s’agit de la Sears Tower qui devint la plus haute tour du monde avec ses 422 mètres et 110 étages. Comme je l’ai dit, cette tour ne me plaît pas. Bien que son architecture soit originale, elle est trop massique et ne se fond pas bien dans le paysage. De plus, avec ses fenêtres noires, elle fait mine d’un trou noir au milieu de la ville.

 

 

 

 

 

Je change à présent de continent et me rends en Europe, plus particulièrement en France, à Paris, là où les premiers gratte-ciel firent leur apparition.

Cette époque est noire pour l’architecture en effet on se souciait de palier le manque de place tout en la négligeant. Ainsi naquit le quartier du 13e arrondissement des tours cubiques et des barres HLM, pour la plupart vieillissant mal.

 

 

En 1972, la tour la plus haute de France et d’Europe vit le jour ; la tour Montparnasse culminant à 210 mètres. Je ne trouve pas que son architecture soit exceptionnelle mais elle n’a pas que 4 faces d’orientation différentes. Je l’ai tout de même trouvée impressionnante lorsque que j’étais à sa base et que j’ai regardé son sommet.

 

 

 

 

Je continue mon périple à travers les années 70, effectivement, ce n’est pas seulement à Paris que les hommes construisent rapidement pour vouloir absolument rentabiliser… Il suffit que je me rende dans certaines villes suisses, même dans la mienne pour voir les désastres de cet oubli architectural, un quartier d’une dizaine de bâtiments de 6 étages pour une petite ville telle que St-Maurice.

Dans certaines station d’altitude telle que St-Moritz, une jolie ville de montagne avec de beaux chalets en bois et à côté, la cité, de petites tours en béton détruisant le paysage … Quand je vois cela, je me demande si c’est vraiment ce que veulent voir les touristes venant dans ces stations au milieu de la nature. Ces constructions commencèrent à s’agglutiner autour des grandes villes, où les logements manquaient. Je reviendrai sur les problèmes de logements dans mon dernier chapitre.

En voyant cela, je me demande où est passé le soupçon d’architecture des années 30 à New York.

 

1976, je repars pour le Canada, à Toronto. Je me rends là non pas pour vous parler d’un gratte-ciel habitable mais d’une tour qui est la plus haute du monde il s’agit de la CN Tower.

 

 


Cette tour d’observation est haute de 553 mètres et devra encore attendre 2007 avant de se faire dépasser. Elle a été construite par le Canada National qui voulait montrer les compétences industrielles du Canada en construisant la plus haute tour du monde. Chose faite. Cette tour n’est pas habitable mais elle est un très beau point de repère de Toronto et loge un restaurant à 351 mètres qui tourne sur lui-même en un peu plus d’une heure.

 

Le beau rose de la ville de Toronto avec sa tour clos mon chapitre sur les constructions d’hier.

 


 

1.2     Aujourd’hui (de 1985 à 2005)

 

Après avoir, une nouvelle fois, enfourché ma machine à voyager dans le temps, je me retrouve en 1985, pour moi c’est ici que commença vraiment la construction de gratte-ciel que l’on prend du plaisir à regarder.

Je reviens sur le continent européen, à Paris, où se développe le quartier des affaires de la défense.

Des tours se développèrent ici pour fonder un quartier qui montre la puissance économique de la France. Il a aussi été construit pour palier au manque d’emplois dans la capitale.

Aucune tour bien haute pour cette zone mais une architecture différente qui commence à varier et avec des façades plus agréables à regarder. En observant bien il est facile de deviner quand les bâtiments ont été construits. Les tours cubiques datent de 1960-70 et toutes celles qui ont une architecture variée datent d’après 1985.

 

Je suis allé plusieurs fois dans ce quartier, je le trouve spécial, comme c’est un quartier d’affaire le week-end personne ne s'y trouve et j’ai trouvé très impressionnant de se promener complètement seul au milieu de ces tours de verre d’une centaine de mètres. Je me croyais dans un autre monde ou toute la population n’était plus sur la terre, tout était désert sauf le périphérique qui passe au milieu des tours et qui m’a vite ramené sur terre !

 

    

 

Au fur et à mesure du temps de nouveaux gratte-ciel se construisent et changent petit à petit le contour des villes. Ce n’est plus au USA que la majorité de ces buildings se construisent mais en Asie. On estime qu’en 2010 huit gratte-ciel sur dix seront sur ce continent.

Je me rends maintenant dans la ville qui dépassa New York en peu de temps, Hong Kong.

La Chine, commençant à émerger, veut aussi montrer sa puissance et construisit en 1990 la Bank of China Tower. Je trouve remarquable que pour leur première grande tour ils utilisent une architecture très originale, très particulière de par ses formes. Je vais même dire que je trouve ce bâtiment comme révolutionnaire.

Haut de 367 mètres, il a agi selon moi comme un exemple pour les autres bâtiments et un tremplin dans la construction asiatique. Deux ans plus tard ce pays bat son propre record de 10 mètres avec le Central Plaza, toujours à Hong Kong et toujours dans un style moderne, on a définitivement terminé les horreurs des années 70.

 

Encore dans ce pays, en 1996, je pense que c’est à ce moment-là que la Chine a commencé à menacer les prouesses américaines et à les dépasser. Cette année là, elle bâtit à Shenzhen le shun Hing Square dépassant de 3 mètres le symbole incontestable des états unis, l’empire state building. Bien entendu l’architecture est incomparable. On passe de l’art déco au postmoderne.

 

            02 Jin Mao tower

     shun Hing Square                                Jin Mao Tower           

 

La Chine montre dans toute sa puissance qu’elle veut dépasser les USA et, dans ce but, en 1998 elle construisit la Jin Mao Tower d’une hauteur de 421, elle change le dessin de Shanghai,  mais se place juste après la Sears Tower.

 

La chine ne réussira pas à égaler en hauteur les États-Unis mais elle les a déjà battus sur un plan : Hong Kong a, à elle seule, 7'506 gratte-ciel contre 5’470 pour New York.

 

 


 

Ce ne sera donc pas la chine qui dépassera en hauteur l’Amérique.

 

 

 

 

La même année, deux tours furent inaugurées. Ces deux bâtiments sont, pour moi, le symbole d’un tournant au niveau de l’architecture et des hauteurs.

Voici à présent les Pétronas Tower à Kuala Lumpur. Du haut de leurs 452 mètres, elles dépassèrent enfin le trou noir de Chicago. (architecture asiatique cf. chapitre 2.2)

 

 

 

 

 

 

Text Box: Entre temps, en Europe, le record changea de pays. Je me retrouve en Allemagne, à Frankfort, où la Commerzbank Tower  se dresse au milieu des autres tours de la ville. L’architecture reste de bonne qualité, un style particulier pour la plus haute tour d’Europe et l’intérieur de la tour est très vitré laissant passer la lumière du jour.
Malgré cela l’Europe reste à la traîne face à la montée de l’Asie avec sa tour de 260 mètres.
(architecture européenne cf. chapitre 2.2)

 

Me voici entré dans les années 2000 direction les Emirats Arabes Unis, plus précisément Dubaï. Cette ville est en pleine effervescence, des gratte-ciel se construisent de partout, le centre ville est complètement en travaux et des projets fous s’y développent.  Tout d’abord avec la construction du Burj Al Arab.

 

Construit sur une petite île artificielle je trouve que l’architecture est très bien recherchée et correspond bien à la modernité des années 2000 même si je la trouve assez « mastoc ». On y a même pu voir jouer Roger Federer sur l’héliport de la tour à 321 mètres.

 

 

Ensuite avec les Emirates Office Tower.

 

 

Hautes de 355 mètres, je trouve que leur architecture est toujours très belle avec leur petite subtilité à leur sommet un pilier incrusté dans le mur visible depuis l’extérieur.

 

Pour l instant Dubaï en est là… Ses tours ne sont pas très hautes mais, rien n’est terminé dans cette ville…

 

 

De retour en suisse, descendant de ma machine à voyager dans le temps, j’apprends que c’est à Bâle que se trouve la plus haute tour du pays. Construite en 2003, la Basler Messeturm mesure 105 mètres ce qui est quand même respectable pour un petit pays comme la Suisse.

 

Concernant l’architecture, je trouve que ce n’est pas particulièrement recherché … Mis à part les façades vitrées d’une belle couleur les formes restent traditionnelles et cubiques.

 

 

Je vais terminer ma présentation des gratte-ciel d’aujourd’hui avec le plus haut bâtiment de la planète actuellement qui se trouve en Asie. Tout au long de ce premier chapitre j’ai présenté les bâtiments les plus importants ainsi que ceux qui paraissaient à mes yeux, beaux et impressionnants. Il en existe tellement que je n’ai ni le temps ni la place de tous les nommer, mais j’en énumèrerai encore quelques-uns dans la suite de ce mémoire.

 


Je me rends, comme promis, dans cette ville asiatique, sur l’île de Taiwan qui a fait parler d’elle ces derniers temps pour l’inauguration de la plus haute tour du monde. Il s’agit du Taipei 101 à Taipei.

 

taipei101_1.jpg    

 

Je trouve que cette tour à une architecture très particulière et ce que j’apprécie le plus, c’est qu’elle ne ressemble pas à une tour traditionnelle que l’on trouve dans les grandes villes américaines, australiennes ou sud africaines, (photos en annexe, p.50) mais vraiment au style du pays. Je trouve très important de conserver le style architectural local. (cf. chapitre 2.2)

Par contre ce que je trouve dommage c’est qu’elle crée un contraste trop fort avec les autres bâtiments de la ville. Il faut savoir que la deuxième tour de la cité est haute de 250 mètres et que les suivantes font au maximum 100 mètres. Le Taipei 101 ressort donc un peu trop violemment du lot avec ses 509 mètres et 101 étages. J’en reparlerai lors de mon chapitre sur la construction de ces gratte-ciel.

 

Voici les plus hauts gratte-ciel habitables en 2005 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


J’ai été étonné en voyant ce schéma : certains gratte-ciel sont plus hauts que d’autres grâce à des flèches. Il faut savoir que les flèches entrent en compte dans le calcul de la hauteur, mais pas les antennes de radiotélévision. J’ai remarqué que les flèches des Pétronas towers étaient particulièrement élevées mais le Conseil international sur les grands bâtiments a décidé qu’elles faisaient partie de la structure du bâtiment.

 

1.3     Demain

 

L’homme n’a pas fini de construire haut. Je me rends maintenant en 2007 plus précisément à Moscou qui a construit la Federation Tower . Haute de 340 mètres elle domine l’Europe ce qui est, je trouve, encore imposant.

Deux autres tours viennent d’être terminées aussi pour les JO de Shanghai. Il s’agit des Twins hélicoïdales . J’adore ces constructions, elles symbolisent deux brins d’ADN, la base de la vie. Il s’agit d’une architecture que je trouve en mouvement, elles me donnent l’impression de prendre la forme que le vent veut leur donner. Je pense que c’est parce qu’elles ont une forme provenant de la nature qu’elles ne choquent pas le paysage. Je trouve que c’est les plus beaux gratte-ciel qui ont été imaginés. Ils ne sont pas immenses mais tout de même d’une hauteur de 520 mètres. (60% de bureaux, 30% de chambres d’hôtels et 10% d’espaces fonctionnels), «Le projet s’est dessiné comme un ADN dont on aurait séparé les deux hélices pour les placer à 90° l’une de l’autre» architecte : Le français Hervé Tordjman

 

 

            

 Federation ( Russie )                                                             Twins hélicoïdales   ( Chine )

 

Je change de région et d’année pour me rendre à Dubaï. Je vous disais précédemment que cette ville n’avait pas fini de nous impressionner… C’est le cas. Elle inaugure en cette année 2008 le bâtiment qui bat sans contestation tous les bâtiments habitables de la planète.

 

Il s’agit du bâtiment qu’ils ont commencé à construire en 2005 lorsque la ville était encore en chantier. Le Burj Dubai . Du haut de ses 705 mètres il s’érige comme une révolution de hauteur. Je remarque par contre qu’avec un bâtiment d’une telle hauteur il est de plus en plus dur de se soucier de créer une architecture fantaisiste. Il s’agit donc d’une tour centrale avec pleins d’autres tours un peu comme la Spears Tower mais ce gratte-ciel est quand même plus agréable à regarder et est beaucoup plus fin.

Elle me laisse l’impression que les hommes veulent absolument toucher les cieux.

 

  

 

Voulant reprendre ma fameuse machine à voyager dans le temps je m’aperçus que j’avais malheureusement oublié de faire son plein d’énergie. Je me retrouve donc bloqué en 2008.

 

Je décida d’aller dans une cyber bibliothèque et de continuer mes recherches sur internet. Je vis qu’une tour allait se terminer à Tokyo. La Millenium Tower j’avais déjà entendu parler de ce projet dans les années 80 et apparemment il s’est réalisé. Une tour haute de 840 mètres dans la baie de la ville. Elle n’a pas une apparence architecturale exceptionnelle mais l’on comprend qu’avec les dangers climatiques et sismiques de Tokyo les constructeurs ne puissent pas faire de miracle non plus. Ce gratte-ciel est une version verticale des Champs Elisée de Paris.

 

 

 

Puis l’ordinateur n’en finit plus de me donner de nouveaux projets et de nouvelles tours toutes les unes plus grandes que les autres.

Par mis ces projets qui datent de 2005, je remarque une tour de plus de 1120 mètres à Sao Paulo. En regardant encore plus loin je me rends compte que cela devient presque de la folie. Un projet de plus de 40 tours de 1000 mètres est prévu à Rio puis plusieurs tours plus hautes.


Le projet d’une tour très spéciale a retenu mon attention.

Tous les gratte-ciel actuels ont l’air de rien à coté de la Tour Bionique devant rivaliser avec les cieux d’ici une quinzaine d’année. Elle mesurera 1228 mètres de hauteur pour 300 étages et pourra accueillir jusqu’à 100 000 personnes. Elle sera construite dans la baie de Shanghai et de manière à résister aux dangers météorologiques et sismiques.

  

 

Je terminerai ce premier chapitre en vous dévoilant jusqu’où l’ambition de l’homme à atteindre des hauteurs incroyables va. L’image qui suit symbolise bel et bien un gratte-ciel habitable. Le X-Seed 4000, pour la ville de Tokyo, est constitué d’une pyramide de plus de 4000 mètres s’élevant au large de la ville.

 

1.4     Conclusion

 

Les constructions hautes peuvent être belles et elles changent le visage d’une ville et lui donne un caractère, un nouvel horizon. Mais construire pour construire n’est pas le but de ce genre de construction. Etant hautes, elles se font remarquer, et si ce ne sont que des blocs de béton je ne trouve pas qu’elles méritent ce nom de gratte-ciel. L’architecture évolue au fil des technologies trouvées par l’homme et des situations financières. Dans les années 1970 le but était de rentabiliser à tout prix et personne ne faisait attention à l’architecture et maintenant tout le monde le regrette.

Par contre apparemment personne n’est décidé à se stabiliser à une hauteur limitée d’après les derniers projets que j’ai énumérés.

Les projets se multiplient, tous défiant les cieux et rien n’est prêt de s’arrêter…


 

Des entrailles au point culminant

 

 

Dans ce chapitre, je ne cherche pas à aller en profondeur, ce n’est pas le but de mon mémoire de présenter comment se passe la construction d’un gratte-ciel mais j’estime tout de même que je devais en parler.

Vous allez donc pouvoir suivre les travaux du début à la fin de la construction de ces géants.

 

L’appel d’offre

 

Avant tout, si je voulais construire un tel bâtiment, en premier lieu je devrai faire un appel d’offre. Je ferai en sorte que cet appel soit entendu dans le monde entier car peu de personnes au monde sont capables d’amener un projet de cette ampleur a terme.

Après cela je recevrai quelques réponses puis il faudra que je choisisse entre les projets des différentes personnes selon ce que je cherche.

Personnellement mes critères seraient simples :

 

1)                  Que la tour ait une belle architecture, originale, qui donne envie d’être admirée et qui s’intègre dans le paysage et le style du pays.

2)                  Qu’elle ait les critères de sécurité qu’un gratte-ciel doit avoir. Il doit pouvoir résister aux vents forts, aux incendies et aux séismes.

3)                  Si je devais rentabiliser mon entreprise, gagner le plus d’espace possible et faire en sorte que ce bâtiment soit confortable.

 

Lorsque l’appel d’offre est terminé, que j’ai enfin choisi le bâtiment qui me convient le mieux et qui remplit les points que j’ai fixé, il faut que je m’entretienne avec l’architecte choisi qui veillera sur le bon déroulement des travaux.

Les plans peuvent être modifiés en discussion avec l’architecte. C’est comme ça que le projet à Taipei est passé de 66 à 101 étages, car le maire de la ville a fait pression pour avoir le plus haut building du monde.

Il va tout d’abord prendre une entreprise de maçonnerie qui est quand même l’élément le plus important de l’édifice.

 

L’architecture

 

 

Je vais essayer de décrire selon moi les architectures des gratte-ciel par continent. Il faut savoir tout d’abord que l’architecture dépend de l’état de l’avancée technologique du pays et de sa culture.

 

Tout d’abord l’Asie qui ne connaît pas l’architecture du début du siècle vu que les bâtiments sont plutôt récents.

Les formes sont plutôt inspirées de la nature pour le Taipei 101 (bambou), concernant les Pétronas Tower chacun de leurs étages forme une étoile de huit points en référence à la religion islamique de Malaisie.

 

En Amérique, pionnier des gratte-ciel, ce sont plutôt des tours que je qualifierais de standard sans une forme très particulière pour le moment droites s’érigeant vers les cieux sans beaucoup de vitrage.

 

En Europe, les bâtiments hauts se sont construits plus tardivement pour la plupart les formes sont plus élastiques et le verre est privilégié dans la structure ce qui donne des tours qui sont à l’intérieur très lumineuses et de l’extérieur ont une couleur bien particulière. Bien entendu, je parle des gratte-ciel commerciaux construits après la série des années 70.

 

En Océanie ce que je trouve malheureusement dommage c’est que l’Australie par exemple construit des bâtiments semblables à ceux des USA et elle n’a pas son propre style, idem pour l’Afrique du Sud.

 

L’architecture est constamment en mouvement, la description que j’ai essayée de donner ici ne sera plus valable dans quelques années, j’espère tout simplement que l’architecture ne deviendra pas semblable sur les quatre coins du globe.

 

Les fondations


Je rentre actuellement dans la phase de construction du building.

Tout d’abord, pour que le gratte-ciel puisse être stable il faut choisir un terrain approprié. Il ne faut bien entendu pas que ce soit des sables mouvants ou des marais sans cela le bâtiment risque de s’effondrer à la première pierre posée. Un gratte-ciel,

c’est plusieurs centaines de tonnes répartis sur une petite surface au sol. Les fondations vont lui permettre de résister au vent ainsi qu’aux tremblements de terre.

Il est possible que le terrain en surface ne soit pas propice à la construction d’un tel ouvrage mais il suffit de creuser et généralement on trouve de la roche dure où des fondations peuvent être construites. Elles peuvent alors atteindre les 100m de profondeur.

A Manhattan, les tours qui y sont construite jouissent d’un excellent maintient car le sol est constitué de roche, ce qui est idéal. A titre indicatif, pour les anciennes tours du Word Trade Center les fondations ont pu être construites à 20 mètres sous le sol.

 

Par contre certaines villes ont mal prêté attention au type de terrain. Le sol de la ville de Shanghai en Chine est constitué de sable et de limon accumulés par le fleuve Yangtsé, je compare ce terrain à une véritable plage. Il s’effondre sous le poids des bâtiments de la ville. Plus de 3000 immeubles de plus de 17 étages s’y trouvent et génèrent un affaissement de la ville de plus de 1,5 centimètres par an et jusqu’à 3 centimètres pour le quartier financier.

Dans les alentours du gratte-ciel Jin Mao, haut de 421 mètres, le sol s’affaisse annuellement de 6.3 centimètres ! La structure du métro et des bâtiments alentours sont déjà affectés par cet effondrement de terrain.

Rien ne devrait s’arranger avec la construction du Centre Financier Mondial de 492 mètres.

A ce rythme, la ville de Shanghai finira en dessous du niveau de la mer d’ici 2050.

Des mesures sont en train d’être prises pour limiter la construction des gratte-ciel dans cette zone pour diminuer l’affaissement.


Shanghai avec le World Financial Center (au centre)

 

 


La structure

 
La structure de ces géants est en quelques points différente de celle des petits bâtiments.

Un immeuble de 4 étages est soutenu par ses propres murs contrairement à un gratte-ciel qui doit avoir une armature squelettique sur laquelle les murs sont fixés et doit pouvoir résister aux vents.

La structure des tours peut être très différente de l’une à l’autre et les méthodes de construction ont évolué à travers le temps.

Lorsque je rentre dans un gratte-ciel, en général, je constate qu’il est constitué d’un noyau central qui est l’élément qui assure sa rigidité abritant généralement les ascenseurs.

Les éléments horizontaux transmettent au noyau la force exercée par le vent.

Il est vrai que je ne suis jamais entré dans un bâtiment plus haut que 70 étages. Pour les tours plus hautes d’autres types de structure existent.

 

 

 

 

la structure à ossature extérieure triangulée

La stabilité de l’ensemble de la construction est renforcée par des renforts triangulés qui sont ajoutés à la structure extérieure

Le john Hancock Center est construit dans ce style.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


l'assemblage d'un ensemble de minces tours

Ce qui assure une plus forte solidité au niveau de la base.

La Sears Tower a été construite grâce à cette technique.

 

 

 

 

 

 


 

 

Il existe des techniques que je trouve extraordinaires, elles prennent exemple sur la structures des éponges de mer qui possèdent des propriétés structurales uniques. Elles ont une structure solide mais sont formées de matériaux fragiles. La Swiss Re Tower à Londres, l'hôtel Las Artes à Barcelone, ou la Tour Eiffel sont construits sur ce principe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Je vais maintenant parler des tours jumelles du World Trade Center.

Ces deux tours étaient constituées d’un noyau central additionné d’une ossature métallique extérieure. Cette ossature est reliée à toute la structure de l’édifice (poutres, planchers) ce qui permettait de résister à des vents supérieurs à 200 kilogrammes par mètre carré. Le dernier étage ne se déplaçait alors que de 28cm.

 

 

Les twins WTC

 

Je vais parler un peu de la cause de l’effondrement de ces deux tours car leur structure y est liée.

 

 

8h45 à New-York, un mardi matin. Un Boeing 767 de 200 sièges, lancé à 800 kilomètres/heure. À bord, 92 personnes... et 25 tonnes de kérosène.

 

A cette heure fatale, cet avion percute la tour Nord des jumelles. Il détruit le centre de la face Nord de cette tour, juste en dessous du 100e étage. Sur la photo ci-dessus je peux voir que la face Nord est ouverte sur les deux-tiers de sa largeur.

 

Ce que je trouve incroyable et qui prouve la résistance de ces deux tours, c’est quelles ont résisté au choc surpuissant.

Concernant la structure de la tour, les façades sont des modules de trois colonnes boulonnés et soudés les uns aux autres. Formés de 61 colonnes par façades, l’avion en coupa 40 sur la face qui a subi l’impact.

 

L’avion lancé va se retrouver au milieu de la tour, dans le noyau central où quatre rangées de colonnes protègent les escaliers et les ascenseurs, puis il explose, projetant l’essence enflammée dans cette cavité.


Quinze minutes plus tard, un autre Boeing 767 s’enfonce dans la tour sud avec 65 passagers et autant de tonnes d’essence que le précédent.

Par contre, il m’a suffi de voir les images qui ont été tournées pour m’apercevoir que les dégâts étaient différents de ceux sur la tour Nord. Premièrement, l’avion était incliné à 45 degrés il frappe donc dix étages d’un seul coup. La carlingue endommage la totalité de la face Est de la tour au 80e étage puis la face Nord. Puis l’avion explose ce qui cause encore plus de dégâts sur les trois façades qui étaient encore, plus ou moins, à même d’assurer la stabilité du gratte-ciel. Il y a donc beaucoup plus de dégâts sur ce bâtiment. Elle ne va résister « que » 50 minutes avant de s’effondrer sur elle-même.

 

Durant ce temps la tour frappée en premier résiste toujours. Trois façades sont indemnes et permettent de soutenir l’édifice. Malheureusement à l’intérieur de la tour, l’incendie fait rage depuis plus d’une heure.

Les pièces d’acier sont protégées de la chaleur par une couche posée à la construction en fibres minérales mais ce revêtement est fragile et a été arraché durant l’impact.

 

La chaleur s’échappe peut-être par les fenêtres mais dans le noyau de l’édifice la température s’approche des 1200 degrés. A cette chaleur, l’acier devient malléable comme de la cire.

 

 

Le centre de la tour commence à s’effondrer laissant les 3 faces restantes pour soutenir la totalité du gratte-ciel. Ces façades rendues fragiles par la chaleur cèdent à leur tour et les 10 étages du sommet s’effondrent à la verticale les uns sur les autres…

 

 

Je pense que cette catastrophe va changer les futures constructions et les constructeurs vont faire en sorte qu’elles résistent mieux aux attentats bien qu’à mon avis ce soit déjà un miracle que les deux tours aient réussi à résister à l’impact et à l’explosion d’un boeing.

 

Les façades


Lorsque je regarde la façade d’un bâtiment je sais de quel style il est et je peux estimer sa date de construction.

Voici quelques exemples :

Un building du 20ème siècle à des poteaux ou des structures fonctionnelles visible à l’extérieur montrant la maîtrise de la technique. La couleur fait ressortir certaines parties du bâtiment aux détriments d’autres.

Les principaux matériaux utilisés pour revêtir les façades, à cette époque, étaient le métal et la pierre.

 

Par la suite, viennent la céramique pour des teintes plus claires et les alliages de bronze.

 

Cette technique a été utilisée pour la construction du Seagram en 1958 à New-York.

 

 

Je remarque sur cette image que la couleur de la tour est effectivement d’un ton orangé-cuivre.

 

Au niveau architectural, la tour n’est pas originale mais est sauvée par la couleur spéciale de ses façades ce qui change déjà des bâtiments gris et ternes.

 

 

 

Puis les goûts changèrent, maintenant les éléments de la structures sont pratiquement invisibles de l’extérieur et les façades sont recouvertes de revêtements lisses constitués de verre et d’aluminium assemblés par feuilles pour agir en bon isolant.

 

La Construction

 

La construction, après les fondations, la partie la plus importante puisque c’est l’immeuble en lui-même. Il est d’ailleurs appelé le « gros œuvre »

J’ai déjà dit que les structures de ces tours ne sont pas les mêmes que celles des petits bâtiments. Il en va de même pour la construction.

Tout d’abord tous les matériaux qu’on utilise pour sa construction, montent avec lui au fur et à mesure de l’avancement des travaux. Les grues sont fixées soit au centre du building, dans le noyau central, soit le long des échafaudages. Le matériel de construction doit être amené en haut au fur et à mesure aussi.

 

Construction de l’Empire State Building à New York

 

 

Le kingdom center, 2002, Riad, Arabie Saoudite (302 mètres/41 étages)

 

Eureka Tower, 2006, Melburne, Australie ( 297 mètres/91 étages)

 

Je peux constater sur ces images des phases de construction du Kingdom Center ainsi que de l’Eureka Tower que :

 

1.             Les grues sont le long des façades et des échafaudages

2.             La construction se déplace. Tout le gratte-ciel n’est pas en construction mais seulement le haut.

3.             Sur l’Eureka Tower, je remarque que c’est un peu différent, le bloc de béton au centre à été coulé au début puis les étages se construisent autour sur le même principe que la construction d’autres gratte-ciel.

 

Le Taipei 101

 

Je vais vous parler maintenant de la construction du Taipei 101, plus grand bâtiment du monde à l’heure actuelle, pour me résumer en quelques sortes les différents points de construction d’un gratte-ciel et pour me donner un exemple concret.

 

Cet édifice à été construit à Taipei capitale de l’île de Taiwan. Cette île se situe dans une zone tropicale chaude et pluvieuse (plus de 38°C et une humidité constante). D’avril à septembre de fortes pluies s’abattent sur l’île et des ouragans la traversent.

 

Construction de Taipei 101C’est également une zone sismique, en 1999 un séisme d’une amplitude de 7.5 sur l’échelle de Richter. Il a été suivi de plus de 1000 répliques allant jusqu’à 6.8.

Avec ces informations, je me rends compte que cela ne doit pas être facile de construire le gratte-ciel le plus haut du monde sur cette île. Et pourtant, ils l’ont fait sans se plaindre… (c.f. ch.3).

 

Les ingénieurs décidèrent de construire cette tour en ayant comme modèle un bambou qui a une structure très flexible au vent et adaptable, d’un vert profond symbolisant le jade.

La construction a commencé en 1999. Tout d’abord avec les fondations qui sont  formées de 557 pieux de 80m de long s'enfonçant de 20m dans le rocher. Le tremblement de terre ayant eut lieu cette année-là n’affecta pas l’édifice. Puis la construction s’éleva au rythme d’à peu près un étage par jour. D’abord les ouvriers faisaient un grand coffrage d’acier et de bois pour couler le béton. Là-bas, les échafaudages sont fait en bambou (meilleure flexibilité tout en étant très solide).

 

 

Pour fixer les fenêtres qui étaient de gros bloc de verre déjà traités, ils les faisaient coulisser depuis l’étage inférieur grâce à des grues. L’avancement était d’au maximum un étage en deux jours.

Le bâtiment a été étudié pour résister aux séismes de 7 environ. Sa structure ainsi que ses façades sont faites pour résister au vent et ont un profil aérodynamique (angles cassés comme je peux le voir sur les photos suivantes) .

 

 

 

La tour est aussi équipée d’une boule d’acier géante de 800 tonnes suspendue au bout d’un câble au 89ème étage qui peut se déplacer latéralement jusqu’à 1,5 mètres pour limiter le mouvement de la tour en cas de fort vent.

 

 

En 2002 un séisme secoua la tour. Les mesures de sécurité imposées aux employés qui doivent être en permanence attachés, ont été efficaces. Malheureusement 2 grues sont tombées du haut du 56e étage tuant 5 personnes. Je pense qu’il aurait pu y avoir beaucoup plus de tués sur une tour en construction d’une telle hauteur.

Ce building détient aussi le record du monde des ascenseurs les plus rapides. Il en contient 34 ayant chacun 2 étages. Ils desservent les niveaux deux par deux et parcourent les 99 étages en 39 secondes. Je me demande quel effet ça fait de se trouver dans un ascenseur montant à des vitesses proches de 70 km/h !

 

La Sécurité

 

Un gratte-ciel nécessite une préoccupation au niveau de la sécurité. Tout d’abord dans la construction, les parkings doivent être en souterrain mais pas en dessous de la tour ! Ils sont donc disposés autour de celle-ci.

 

Les mesures anti-sismiques

 

 

Les plus hauts gratte-ciel ne possèdent pas de noyau central en béton armé ( tout comme le Taipei 101 ou j’ai pu remarquer que les grues étaient fixées à l’extérieur de la structure et non au milieu ce qui me prouve qu’il n’y a pas de noyau).

Les experts vont devoir tester la résistance de la structure face à un tremblement de terre afin de pouvoir choisir la meilleure solution. Ils vont donc construire une maquette pouvant atteindre les 10 mètres de haut et vont exercer des forces semblables à celles d’un séisme.

 

Je vous ai parlé précédemment de la boule d’acier du Taipei 101. Ce système est efficace aussi bien pour les vents violents que pour les séismes il permet d’amortir de 30 à 40% les oscillations. La boule de couleur dorée est visible par les visiteurs grâce à une baie vitrée. Il est donc possible de manger tranquillement dans la tour tout en voyant la boule se balançant de gauche à droite.


 

 

Les protections anti-incendies


La protection contre les incendies est importante dans tous les bâtiments existants. Mais sur un gratte-ciel, les mesures à prendre prennent une autre ampleur.

Tout d’abord lorsqu’un bâtiment est construit, l’avis des pompiers de la zone est requis car en cas d’incendie, c’est eux qui agiront. La tour doit être dans une zone de 3 km autour d’une station de pompier.

 

 

Pour les étages étant au-dessus de 50 mètres, des colonnes humides sont requises. Les étages inférieurs doivent être accessibles depuis l’extérieur.



Les poutres en acier sont recouvertes d’une fine couche d’isolant retenant la chaleur, des arroseurs automatiques au plafond doivent être installés des ventilations pour évacuer la fumée toxique, bref, tout l’équipement nécessaire pour retenir le plus longtemps possible la propagation du feu.

 

Les personnes doivent pouvoir avoir accès à des zones de refuge au cas où elles ne pourraient pas évacuer la tour par les escaliers.

 

J’ai vu qu’au Salon universel Expo-2005, à Nagoya (Japon), un constructeur spatial a présenté un dispositif pneumatique pour des missions terrestres uniquement qui peut sauver des hommes et des objets se trouvant à n’importe quel étage d’un gratte-ciel en cas d’incendie.

Le « Spassatel » a l’air d’un sac d’école carré. En cas d’urgence il suffit de le mettre sur son dos, boucler la ceinture sur la poitrine puis s’installer sur le bord de la fenêtre, le dos tourné à la rue et de tirer la manivelle. Le système se gonfle, devient dur et prend la forme d’un cône. L’utilisateur se trouve ensuite dans la partie inférieure entouré de coussins d’air. L’utilisateur se laisse tomber dans le vide et le spassatel le protège des frottements de l’air et des chocs. Je n’ai malheureusement pas trouvé plus d’informations sur cet outil extrêmement intéressant et prometteur à mon sens. (source : http://www.adit.fr/)

 

 

 

Je termine avec la photo de la construction de l’Empire state building et me lance dans mon troisième et dernier chapitre.

 

 




 

Que rapporte un gratte-ciel ?

 

Dans cet ultime chapitre, je vais m’intéresser aux motivations des hommes construisant ou finançant ces mastodontes et de l’impact qu’ils ont. Je parlerai aussi du projet de construction de la plus haute tour de suisse que se trouvera sûrement dans quelques années à Chavannes-près-Renens (VD).

 

3.1   Les périodes

 

Il y a certaines périodes lors de la construction de ces buildings que ce soit au niveau architectural, de la notion de hauteur ou de la fonction du gratte-ciel. Ces descriptions ont un rapport avec le chapitre 2 « des entrailles au point culminant » mais j’ai décidé de parler de ces périodes dans le 3e chapitre car les raisons des constructions de gratte-ciel ont aussi évolué au fil des années.

 

Tout d’abord je vais parler de la période qui engendra la naissance des gratte-ciel habitables.

Ces tous premiers bâtiments ont été construits afin de réduire l’enchérissement des terrains. Cette naissance a été permise grâce à l’invention de l’ascenseur.

En voyant un bâtiment construit à cette époque, je me rends facilement compte que l’esthétisme avait été négligé. Cette période dura environ 20 ans de 1880 à 1900 et est appelée la période « fonctionnelle ».

 

Les 20 années suivantes, l’apparence des tours changea. L’extérieur prend de plus en plus d’importance, les constructeurs tentent d’ajouter des décors gothiques ou de la renaissance. Ces buildings sont toujours construits dans le but de réduire le coût des terrains et de loger les gens. Cette plage temporelle se nomme la période « électrique ».

 

Dans les années 20, les idées étaient plutôt artistiques et innovantes, c’est la période «  art déco ». En 1931, avec la construction de l’Empire State Building qui restera le plus haut gratte-ciel du monde pendant 40 ans, les technologies se développent alors encore.

 

Au milieu du 20e siècle, je trouve qu’il y a une régression. Le but principal était de rentabiliser le bâtiment au maximum ce qui n’était pas encore le cas avec l’Empire State Building puisqu’il resta vide un bon moment durant la dépression qui ruina le marché de l’immobilier. L’architecture devint terne, souvent de hautes tours carrées sans façade particulière et rectangulaires comme en 1972 avec la construction des Word Trade Center Towers. C’est la période « internationale ».

 

Actuellement, je trouve que nous sommes dans une belle période, les constructeurs ont appris à faire de jolis buildings avec un graphisme qui change et la morale veut que l’on stoppe la construction de tours rectangulaires même si leur fonction première est le capitalisme. C’est la période « post-moderne ».

 

L’évolution ne s’arrêtera pas là avec les futurs gratte-ciel dont la hauteur (de 800 à 4000 mètres, voir …) va changer notre style de vie.

 

3.2   Les Motivations

 

Je vais maintenant argumenter les raisons pour lesquelles les gratte-ciel se  construisent.

 

Tout d’abord la première raison qui me vient à l’esprit c’est le prix du terrain. C’est certain que dans le centre des villes très importantes comme New York, Tokyo ou autres, ce prix atteint des sommets incroyables. En 1930 les propriétaires demandaient déjà 18'000 francs suisses pour un terrain standard à Manathan, il fallait donc rentabiliser le terrain et la solution était de construire en hauteur.

 

Aujourd’hui, les villes sont très denses et le terrain en ville se fait de plus en plus rare, je prends exemple sur le Japon, là-bas, ils cherchent à préserver les seuls espaces verts encore disponibles ce qui rejoint les propos de monsieur Claude Deatwyler que j’ai interviewé à propos de la tour qui est en projet à Chavannes-près-Renens qui me disait que, pour l’instant, la Suisse n’a pas de problème de place mais qu’elle se doit de préserver ses espaces verts, raison pour la quelle une tour est la bienvenue. J’en reparlerai au cours de ce chapitre. Pour revenir sur l’exemple du Japon et des espaces verts qu’ils protègent en construisant un gratte-ciel le tout sans perdre de population ensuite, ils transforment les espaces préservés en espaces publics.

Comme je le disais précédemment, ces tours se construisent en raison du prix du terrain mais lorsque je remarque des villes comme Chicago ou Mexico se situant en plein milieu d’immenses plaines vierges, cela me prouve qu’il n’y a pas que cela. 

 

Photo satellite de Chicago où l’on peut voir la place qu’il y a encore dans les alentours de la ville.

 

 

 
 photo : City Maps


 

Les gratte-ciel décorent et améliorent la ligne d’horizon de la ville. Certaines de ces tours font partie intégrante de la ville ! si je vous parle de New York la première chose à laquelle vous allez penser est à ces gratte-ciel ! Si je me rends dans les alentours de l’île de Taiwan, on me parlera sûrement du Taipei 101. En d’autres termes, les gratte-ciel permettent de reconnaître une ville ou un quartier. La ligne d’horizon est nommée « skyline » celui de Shanghai est facile à reconnaître grâce à sa tour spéciale.

 

 

                 Seattle Skyline                                                                               shanghai skyline

Frankfurt skyline

 

Hong Kong skyline

 

Maintenant je vais me poser la question suivante :

Pourquoi est-ce que les hommes veulent-ils construire plus haut ?

J’ai quelques réponses à proposer.

 

Tout d’abord, je pense que c’est pour se démarquer des autres. Montrer que le peuple du pays est capable de construire grand pour impressionner les autres nations. J’ai pu entendre quelques propos de Taiwanais habitant Taipei, et ils disent d’une seule voix : « La tour du Taipei 101 définit le sentiment national taiwanais, plus il s’élevait plus nous étions fiers, ici c’est Taiwan et pas la Chine ! » « Cette tour est un phare qui guide les taiwanais à la recherche de leur identité ». Cette dernière phrase, je ne la comprends pas très bien, je pense que cela provient directement de la culture et de la religion de l’île par contre, je comprends l’idée qui dit que cette tour les guidera.

 

C’est aussi l’occasion d’une belle publicité pour la région. Ce gratte-ciel fait entrer Taiwan sur la scène internationale, ils revendiquent leur place dans le monde avec ce gratte-ciel.

 

Le tourisme a une place importante aussi. Il en existe deux types, le premier vient voir le bâtiment parce qu’il est beau et impressionnant (je le décris ci-dessous), et le deuxième est le logement (je reviendrai dessus dans la rubrique 3.2.3).

Les personnes allant à New York en vacances n’y vont à mon avis pas pour voir les embouteillages monstres de la ville. Bien entendu ce sont des villes connues et le plus souvent des capitales ayant plus d’un gratte-ciel.

Ce tourisme, comme partout, est très bénéfique pour la ville, la région, voire le pays. L’image des grandes villes américaines avec leurs grands buildings donne envie d’aller au sommet de ces géants et de voir le merveilleux panorama d’une ville de plusieurs millions d’habitants.

Les gratte-ciel offrent donc une meilleure image de la ville qui permet de la promouvoir et de faire de la publicité comme ville touristique ce qui amène des retombées financières conséquentes.

 

Je remarque maintenant que le prix du terrain n’est plus très important par rapport au bénéfice que retire la région qui construit le plus haut. D’ailleurs, j’ai appris que la construction du Taipei 101 a coûté 1 milliard 700 milles dollars et sera rentabilisée seulement dans 70 ans! Il ne me semble pas que pour construire quelques bâtiments d’une dizaine d’étages chacun cela coûte aussi cher ! Mais, avec toutes les retombées économiques après, tout comme l’effet de symbole et la protection des espaces vierges, le choix se défend.

 

3.2.1  La symbolique

 

Les gratte-ciel sont sans aucun doute un symbole pour une ville, une région voire un pays.

En ce qui concerne le mythe, tout commence avec la bible : « Faisons-nous une ville et une tour qui soient élevées jusqu’au ciel ; Et rendons notre nom célèbre avant que nous nous dispersions dans toute la terre » La tour de Babel avait donc deux objectifs, aller à la rencontre de Dieu et maîtriser la nature. En réalité, les hommes construisant les pyramides et les temples hauts, comprirent que ces bâtiments allaient rester dans les mémoires. Plus tard, les Romains et les Grecs construisirent des tours pour assurer la défense des villes et autres, les châteaux ensuite comportèrent un donjon les protégeant contre des ennemis qui arriveraient loin dans la plaine. Puis les clochers de certaines églises représentant la paroisse et ses habitants dominent les villages, c’est un signe de repère.

Un gratte-ciel est un mélange entre la spéculation immobilière, les progrès technologiques et l’architecture. C’est à ce moment-là qu’entre en jeu le symbole financier.

 

Au cour du 20e siècle, les autres pays admiraient les USA avec leurs grands buildings impressionnants, à ce moment-là, je pense que dans l’inconscient des gens, les gratte-ciel furent associés à la réussite économique et politique de l’Amérique. Ces tours sont devenues un symbole du modernisme et du pouvoir.

Cette symbolique apporte apparemment à l’entreprise qui détient un gratte-ciel, un bénéfice économique et social assez grand pour justifier les investissements financiers afin de construire un grand building.

 

Dans la majorité des villes, c’est donc un symbole de pouvoir.

 

J’ai remarqué que pour le peuple de l’île de Taiwan, le Taipei 101 est rempli de symbole, il est tout d’abord composé de huit fractions, dans leur langage le 8 se prononce pratiquement de la même manière que le mot « prospérité ».

 

 

Sur les façades, je peux voir un grand cercle qui rappelle que ce building est une place financière, les ornements sur les cotés symbolisent « la réalisation des souhaits » et ceux ayant la forme d’un dragon représentent le « gardien protecteur de la tour ». Cela forme « un tout harmonieux ».
 

Malgré cela les constructeurs de ce gratte-ciel disent que les records sont faits pour être battus !

 

3.2.2  La nécessité

 

J’ai vu que certaines villes ont décidé de construire un gratte-ciel car cela devenait impossible de vivre sans : A Tokyo par exemple, des projets géants sont envisagés parce qu’il manque énormément de place. Une très grosse pénurie de logement touche la capitale japonaise, les autorités sont donc contraintes de construire pour palier à ce manque de logements. Malheureusement, comme la place manque dans les alentours de la ville, elles sont obligées de construire haut et où il y a de la place, c'est-à-dire dans la baie de la ville pour préserver les zones vertes restantes.

 

Je remarque aussi que lorsque la commune veut développer l’économie dans un quartier spécifique, elle va donner l’ordre de bâtir un gratte-ciel qui, il est sûr, a un impact sur le quartier voire la ville.

C’est un gain pour les entreprises aussi. L’entreprise qui va construire une tour va déjà être mise en valeur au milieu de la ville. A l’intérieur du gratte-ciel les employés sont proches les uns des autres et n’ont pas besoin de passer par la poste ou de faire de longs trajets pour donner du matériel à un autre employé, il suffit de prendre un ascenseur et de se rendre à l’étage voulu. En Allemagne les grandes entreprises sont implantées à Frankfurt où il y a des tours et ne sont pas dispersées dans quatre villes allemandes. Je pense qu’une entreprise qui a la majorité de ses bureaux regroupés au même endroit dans une tour a une meilleure ambiance de travail et les défauts qu’engendre un envoi par la poste sont inexistants.

 


3.2.3      Le tourisme

 

Je souhaite parler de la ville de Bénidorm qui me parait très importante pour illustrer l’une des raisons de la construction des gratte-ciel.

 

 

Cette ville située dans le sud est de l’Espagne est la première au monde ayant autant de gratte-ciel par rapport à son nombre d’habitants. Ville de 65'000 habitants, elle compte 342 gratte-ciel, soit un gratte-ciel pour 190 habitants !

Mais pourquoi cette ville n’ayant même pas besoin d’un seul gratte-ciel en a autant ??

En raison de la demande touristique !

 

Tout d’abord je trouve que ces constructions sont injustifiées et personnellement si je voulais passer des vacances tranquilles au bord de la mer avec un peu d’animation je n’irais pas dans une ville remplie de béton. Le soleil sur la plage est caché par les grands bâtiments autour d’elle et je ne m’imagine pas en train de me baigner à proximité de cette plage qui est sûrement inabordable en pleine saison ceci n’est bien entendu pas l’avis de tout le monde. Personnellement si je devais y aller cela serai par curiosité. Par contre, les tours de la ville n’atteignent pas des hauteurs fantastiques, de 80 à 150 mètres pour la plupart, ce n’est donc pas pour se faire reconnaître envers les autres pays. De plus ces tours n’ont aucune force symbolique.

Dans les années 50 cette ville n’était encore qu’un petit village de pêcheur de 3500 habitants avec de petites maisons classiques. Certaines personnes ayant découvert le potentiel touristique de la ville ont alors décidé de construire pour accueillir les visiteurs, le boom immobilier a eu lieu dans les années 60-70. Les gens pensaient que les tours étaient l’avenir du tourisme. Ils n’ont pas eux tort.

Les résultats économiques sont impressionnants ! Plus de 6 millions de touristes par an. Les hôtels et les immeubles locatifs, exclusivement pour eux, sont remplis à 93%. J’imagine donc les retombées financières qu’il y a pour la ville, la région et le pays. Par contre les autorités actuelles disent qu’elles ne construiront plus que sur une petite partie de la côte pour préserver la nature autour de la ville.

 

Quoi qu’il en soit la nouvelle Torre Lugano de 158 mètres (deuxième de la ville) sera inaugurée dans le courant de l’année 2006 et pourra accueillir encore plus de touristes !

 

La construction de gratte-ciel dans cette ville n’est donc pas pour une cause symbolique et encore moins par nécessité.

Cette ville n’est pas la seule à avoir beaucoup d’appartements vides une bonne partie de l’année, sauf durant la saison touristique estivale. Tout comme Avoriaz sur les pistes de ski des Portes du Soleil en France voisine.

 

 

 

Je trouve tout de même malheureux que dans un village d’altitude on puisse se permettre de construire sans réfléchir aux conséquences sur l’environnement. Ce qui n’est plus le cas à l’heure actuelle heureusement !


 

3.3 De retour en Suisse…

 

 

Le projet de Chavannes - interview

 

Me voici revenu dans notre pays où il est vrai, les tours ne sont pas légions. Toutefois, j’ai remarqué qu’un projet d’une tour qui sera la plus haute de Suisse était en train d’être créé du côté de Chavannes-près-Renens. Ce projet m’ayant interpellé j’ai décidé d’aller interviewer le directeur en urbanisme de la commune, M. Claude Deatwyler qui m’a gentiment accueilli dans son bureau. Dans cette rubrique, je reprends les propos qu’il m’a fait part.

Les photos qui suivent à propos de cette future tour sont des images du

Bureau Richter & Dahl Rocha

Publication autorisée par C. Daetwyler

Chef du service de l'urbanisme de Chavannes-près-Renens

 

Cette tour n’est qu’au stade de projet pour le moment, un plan de quartier a été établi. L’idée date de 10 ans environ. Il s’agit d’un quartier de plusieurs bâtiments avec une tour de 150 mètres environ.

 

 

Publication non autorisee

 

La tour Bel Air

 

Actuellement, dans notre pays, le plus haut gratte-ciel est celui de Bâle dont j’ai parlé précédemment mais le tout premier gratte-ciel ayant été construit en Suisse à été la tour Bel Air de Lausanne.

 

 

 

Le complexe Bel-Air Métropole constitué de plusieurs bâtiments à été construit dans les années 30. Il répond aux critères d’un projet voulant développer la zone au maximum.

 

Les défaites :

 

Cette tour est bel et bien un record pour la ville mais malgré cela ce projet essuie deux défaites.

 

La première, était pour les défenseurs qui ne souhaitaient pas que la vue depuis le  palais de justice de Montbenon sur la cathédrale soit dégradée.

La deuxième est une défaite du point de vue architectural qui ne présente aucune caractéristique et qui ne ressemble qu’à un amoncellement d’étages. Cela a servi de « leçon » et ce style architectural fut oublié. Malheureusement au fil des décennies rien n’est venu racheter l’effet déplorable des façades sur la rue de Genève.


 

Les réussites :

 

Lors de la publication de son projet, une intense polémique a été déclenchée. Il faut dire que pour l’époque cette tour était très inhabituelle.

En partie grâce à cela, cet ensemble de bâtiments à été promu au rang de monument d’histoire dans la conscience collective des habitants de la ville.

 

Pour moi cette tour symbolise la volonté et le combat des personnes ayant accompli ce projet envers une partie de la population et montre la puissance économique de l’époque. Son architecture n’est certes pas très recherchée mais elle représente les années dans lesquelles cette tour a été construite.

Par contre je ne suis pas contre une rénovation des façades même si cela doit enlever la date historique de ce bâtiment car je trouve qu’il ressort énormément dans la ville et se doit donc d’être en quelque sorte présentable.

 

 


Ma conclusion

 

 

Tout au long de ce mémoire j’ai pu découvrir et vous faire découvrir que l’homme a commencé à construire depuis déjà très longtemps. Tout commence selon moi avec la construction des pyramides toujours debout à l’heure actuelle. Ensuite dans les châteaux, ils construisirent des tours pour se défendre contres les envahisseurs, les églises pour créer un point de repère puis vinrent les gratte-ciel habitables tels que nous les connaissons. Des géants composés (pour le moment) de verre et d’acier. L’homme a commencé petit, de l’ordre de 50 mètres, mais n’en restera pas là et cela, j’en suis persuadé. Bientôt la barre des 1000 mètres va être franchie puis viendra la barre des 2000 mètres puis des 3000 mètres, ainsi de suite, c’est un défi perpétuel mais ou cela va s’arrêter ?

 

La construction d’un gratte-ciel passe tout d’abord par l’élaboration du projet, il faut que cette tour puisse résister aux vents, aux séismes et maintenant aux attentats ce n’est donc pas simple de créer un projet sûr, ambitieux et agréable à regarder. La structure doit pouvoir supporter tout le bâtiment, les façades ont aussi un rôle de maintient de la structure et doivent être modernes pour symboliser un pays, une époque, une civilisation.

Bien entendu, une telle tour ne serait pas construite s’il n’y avait pas de bénéfice. Selon différentes périodes, les motivations ont changé. Que ce soit pour se rapprocher de nos croyances, pour montrer notre puissance, pour vouloir gagner de l’argent ou pour vouloir préserver nos seuls espaces verts restants, les gratte-ciel sont pour le moment une solution.

 

Pour finir, je me suis arrêté sur le projet qui changera sûrement dans les prochaines années l’image de la région lausannoise à l’aide d’une interview.

 

 

 


Mon bilan personnel

 

 

 

Ce mémoire m’a permit de savoir une grande partie des projets énormes prévus ces prochaines années je n’ai malheureusement pas pu tout mettre, cela me prendrait trop de temps et trop de place.

Quoi qu’il en soit j’ai aimé créer ce travail ! Il m’a pris du temps, le premier chapitre m’a demandé énormément de temps pour les recherches car rien n’est vraiment répertorié sur Internet dans les livres ou ailleurs.

Le dernier chapitre n’a pas été facile non plus, je n’ai pas trouvé beaucoup de documentation des études ont sûrement été créés sur l’effets des gratte-ciel pour un pays mais je ne les ai pas trouvées. Heureusement que j’ai pu interviewer M. Deatwyler qui m’a apporté de précieuses informations.

 

En général je trouve bonne l’idée de nous faire faire un mémoire mais c’est serré avec les branches techniques que nous avons en dernière année, serré mais pas impossible ! J’espère avoir réussi à faire un mémoire dynamique et varié.

 

Malgré tout j’ai pris un très grand plaisir à relever ce défit et suis fier de ce que cela donne, il y a tellement de gratte-ciel qui vont être construits et qui existent déjà qui sont des œuvres d’art que je vais continuer de m’informé sur ces constructions et essayer de voyager dans l’avenir le plus possible pour pouvoir les voir !

 

Je termine donc ce mémoire avec un sentiment de réussite mais d’inachèvement.


Bibliographie

 

 

 

Vidéo : (informations sur le Taipei 101 et Benindorm)

 

Documentaire passé sur ARTE dans l’émission « Thema » en août dernier, « ho c’est haut ! les gratte-ciel » film de :

 

Thomas Beutelschmit

Julia Novak

Jörg Daniel Hissen

Peter Moens

 

Sites internet : ( informations sur les 3 chapitres et photos)

 

Informations

 

http://alpamayo.mautadine.com/

http://www.batiactu.com/

http://www.techno-science.net/

http://www.radio-canada.ca/actualite/decouverte/reportages/

http://www.adit.fr/

http://www.emporis.com/

http:// www.genie-civil.org/

http://www.cybersciences.com/

http://fr.wikipedia.org/

http://www.skyscrapercity.com/

 

photos

 

www.zachklein.com

www.albertorossini.com

www.chinadiscoverytours.com

www.salsacard.de

 

ainsi que les autres sites fournissant les photos de mon mémoire trouvés à l’aide de www.google.ch

 

 

Interview :

 

Merci à M. Deatwyler de m’avoir accueilli et répondu à mes questions le 2 décembre dernier dans son bureau à Chavannes-près-Renens, chef en urbanisme de la commune m’ayant apporté beaucoup d’informations ainsi que des illustrations pour mon mémoire.

 

 

 

 


 

Annexes

 

 

Voici à présent des documents qui enrichissent mon travail personnel n’ayant pas d’importance particulière.

 

La majorité des gratte-ciel sont constitués de bureau mais voici à présent les plus hauts buildings du monde classés par usages.

 

Bureaux :

 

-         Taipei 101 de Taipei( présenté dans la partie centrale du mémoire, 101 étages, 509 mètres, année 2004)

-         Petronas Tower de Kuala Lumpur ( présentées dans la partie centrale du mémoire, 88 étages, 452 mètres, année 1998)

 

Hôpitaux :

 

-         Guy's Tower de Londres ( 34 étages, 143 mètres, année 1974)

 

 

 


Etablissement éducatifs :

 

Moscow State University de Moscou ( 36 étages, 240 mètres, année 1953)

 

 

Habitations :

 

-         Q1 Tower de Gold Coast City Australie ( 78 étages, 323 mètres, année 2005), les appartements se vendent autour de 400'000 et de quelques millions de dollars suivant l’étage que vous souhaitez.

 

Q1 Tower $985,000

La Q1 Tower de Gold Coast City

 

-         Eureka Tower de Melbourne ( photos dans la partie centrale du mémoire, 91 étages, 297 mètres, année 2006)

 

Hôtels :

 

-         Ryugyong Hotel de Pyongyang, Corée du Nord ( 105 étages, 330 mètres, année 1992, 3000 chambres et 7 restaurants)

 

 

-         Burj al Arab de Dubaï ( photos dans la partie centrale du mémoire, 60 étages, 321 mètres, année 1999)

 

Je termine avec cette photo de Johannesburg ( Afrique du sud)

 

Comme je l’ai dit durant mon mémoire, je trouve dommage que l’architecture de ce continent soir la même que dans les pays américains ou européens.

http://www.johannesburg-venues.co.za

 


Pour terminer et mettre un point final à mon mémoire, voici quelques statistiques sur les villes les plus actives au niveau de la construction de gratte-ciel ( source : www.emporis.com) :

 

 


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